Accès à la culture et handicap

 

Cinéma, musée, concert … comment les personnes en situation de handicap vivent-elles la culture ? Quelle est la fréquence de leurs sorties culturelles ? Quels sont les freins les plus souvent identifiés, les améliorations constatées ? Le groupe Malakoff Médéric a réalisé une étude inédite sur l’accessibilité à la culture des personnes en situation de handicap.

 

 

Une image a frappé les esprits égayés par le Hellfest, le festival de musique extrême de Clisson (Loire-Atlantique), le week-end dernier : un jeune homme dans son fauteuil, porté par le public. «C’est une image familière!», s’exclame un habitué, surpris que l’on s’étonne encore.

Et pour cause: selon une enquête inédite sur l’accessibilité à la culture des personnes en situation de handicap, réalisée entre le 3 avril et le 17 mai par le groupe mutualiste de protection sociale Malakoff Médéric, 61 % des personnes concernées considèrent l’accès à la culture difficile. Près de 7 personnes sur 10 aimeraient sortir davantage. Mais le prix (pour 44 % des personnes interrogées), l’affluence (pour 27 %) et le manque d’accessibilité des lieux (pour 18 %) les en empêchent.

Les festivals de musique et les concerts n’accueillent que 30 % de personnes handicapées, selon l’étude. Pour ce public (aussi), la première sortie culturelle, c’est le cinéma ; 87 % y vont au moins une fois par an, selon le sondage, devant les musées et expositions (77 %), les festivals de musique et les concerts (70 %), les parcs de loisirs (70 %), et le théâtre ou l’opéra (55 %). Or les exploitants de salles sont de mauvais élèves.

«Il n’est pas normal de payer le même tarif quand vous n’avez pas le choix», tempête Michaël Jeremiasz, qui interroge: «Pourquoi est-ce que je devrais être au premier ou au dernier rang? Pourquoi m’obliger à rester dans mon fauteuil roulant plutôt que de m’asseoir à côté de qui je veux? M’imposer un seul accompagnant?» L’ambassadeur souligne les efforts méconnus des musées, ne parle pas des lieux de patrimoine, comme les châteaux, encore largement inadaptés, malgré l’injonction légale de se mettre aux normes.

 

Source : Le Figaro

 

 

  Posté le 27 juin 2017 par - Actualités

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