Primaire des Républicains : qu’ont-ils à proposer pour l’accessibilité ?


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Les élections présidentielles de 2017 approchent à grands pas, et les week-ends du 20 et du 27 novembre marqueront un tournant dans celle-ci. Pourquoi ? Car le peuple français élira son candidat pour représenter le parti de droite et du centre des Républicains. En lice, Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Jean-François Copé, Jean-Frédéric Poisson, Bruno Le Maire et François Fillon. Si leurs programmes économiques, sécuritaires ou budgétaires attirent tous les regards, qu’en est-il de leur programme sur l’accessibilité et le handicap ? Picto Travel a passé en revue les différents axes de campagne sur ce thème pour chacun des candidats.

Bruno Le Maire, le handicap au centre de sa politique

“Je porte un projet politique qui s’adresse à tous les Français, sans exception. Il n’est pas question de cliver encore davantage la population ou de ne pas répondre aux préoccupations de nombreuses familles qui vivent au quotidien avec le handicap”, voici les premiers mots de Bruno Le Maire sur son programme lors de son entretien avec Handicap.fr. Quelques jours après avoir répondu à une personne au sujet du handicap sur Twitter, Le Maire refait surface et expose ses principales idées sur le site spécialisé. “Faire du handicap la grande cause nationale du prochain quinquénat” n’est pas la seule grande phrase de Bruno Le Maire à ce sujet. Le député de l’Eure compte bien se différencier de la concurrence et le fait savoir avec un programme bien spécifique :

  • Adopter une politique centrée sur la pédagogie, la sensibilisation, la formation de tous les acteurs avec des incitations fondées sur l’exemplarité
  • Permettre à des personnes éloignées de l’emploi en raison de leur handicap de retrouver un travail et la fierté qui va avec
  • Permettre à des entreprises, étudiants, chercheurs qui créent des outils numériques pour faciliter la communication des personnes qui en sont privées d’être aidées et mises en avant
  • Aider les entreprises à mieux appréhender les réalités du handicap en les informant et en les guidant dans les démarches d’insertion professionnelle
  • Appliquer les sanctions financières doivent afin de réinjecter ces sommes pour financer des actions d’aide à la mise en accessibilité

 

Copé, le candidat à un milliard d’euros

“La question du handicap nous renvoie à la question des limites de l’Homme dans un monde obsédé par la compétition, l’exigence de performance”, c’est par ces mots que Jean-François Copé a entamé son entretien auprès de Handicap.fr. Très souvent contesté, le candidat de la droite a pourtant de la ressource en terme d’idées, comme nous avons pu le constater :

  • Mobiliser un milliard d’euros par an pour rendre au plus vite les lieux publics accessibles et pour financer durablement des projets pour le handicap
  • Améliorer l’accompagnement de chaque enfant handicapé en milieu scolaire : évaluer les besoins de l’enfant à chaque rentrée scolaire, former les enseignants à toutes les questions relatives au handicap, augmenter le nombre d’assistants à la vie scolaire individuels et collectifs
  • Démultiplier la possibilité d’avoir recours à des auxiliaires de vie professionnelles sur le modèle des assistants à la vie scolaire

 

Français Fillon, la mixité avant tout

“Je considère qu’il ne peut y avoir d’indifférence envers ceux qui nous sont différents”, jouer avec les mots a toujours été un atout en politique et l’ancien premier ministre n’en est pas le moins expert ! Déclaré comme candidat “surprise” des primaires de la droite et du centre, François Fillon a notamment été remarqué au printemps dernier en jugeant “absurde” que tous les logements de France deviennent accessible à tous. Autant dire que le candidat conservateur est attendu au tournant, alors voyons ce qu’il a à nous proposer :

  • Un renforcement, au niveau départemental, de l’accompagnement et du contrôle du déploiement des Ad’Ap, en particulier auprès des collectivités locales
  • Favoriser autant que possible la scolarisation afin de permettre aux personnes en situation de handicap d’élever leur niveau de qualification
  • Favoriser la mixité à l’école
  • Favoriser la formation par alternance pour aider à l’insertion professionnelle des personnes handicapées
  • Prendre les dispositions pour qu’aucune personne handicapée ne se voie refuser une demande de formation quand elle apparaît pertinente et cohérente avec la demande d’un territoire particulier

 

Le programme  “pour tous les français” de Jean-Frédéric Poisson

Considéré comme le grand inconnu de cette campagne des primaires, Jean-Frédéric Poisson a réussi à se montrer lors des deux débats de la droite, diffusés sur TF1 et France Télévisions. Alors qu’a à proposer le candidat à la cravate rouge, réponse :

  • Engager un travail sur les mentalités
  • Apporter plus de soutien aux associations et aux structures qui luttent pour que les personnes handicapées aient accès à une vie que l’on qualifie de « normale », à des activités « habituelles »
  • Poursuivre ou reprendre les efforts faits en termes d’accessibilité
  • Faire en sorte que tous les enseignants soient sensibilisés au cours de leur formation initiale à la question du handicap
  • Développer l’apprentissage et encourager les entreprises qui emploient des personnes handicapées

Alain Juppé, dans la lignée de Jacques Chirac

Considéré comme le favoris de ces élections de la droite, l’avis d’Alain Juppé sur la question du handicap et de l’accessibilité attise forcément notre curiosité. La particularité de l’ancien Premier Ministre est qu’il est le Maire de Bordeaux, une ville remarquée pour son accessibilité, Bordeaux étant labellisée “Destination pour tous”. Alors, que pense faire Alain Juppé pour faire de la France entière un territoire accessible :

  • Chaque année, établir un rapport détaillé sur les conditions de vie des personnes handicapées sera rendu public. Il sera présenté et discuté au Parlement
  • Drastiquement simplifier l’embauche de personnes en situation de handicap par les entreprises
  • Mettre en place un plan national d’insertion des personnes en situation de handicap psychique
  • Rendre plus simple la vie de tous les jours, faciliter l’autonomie, apporter des solutions de travail, de partage et de communication, créer de nouveaux produits, et cela au bénéfice de tous
  • Mettre en place dans chaque MDPH un interlocuteur identifié « Éducation »
  • Instaurer une meilleure adaptation des méthodes et outils pédagogiques, ainsi que l’instauration d’un dispositif de soutien pour tout enseignant qui accueille un enfant ou un adolescent ayant des besoins spécifiques
  • Promouvoir la prévention en entreprise, et notamment celle du licenciement, afin que puissent être étudiées l’ensemble des actions susceptibles de l’éviter ou d’en atténuer la portée à travers des solutions de reclassement

 

Sarkozy, le retour

Ancien Président de la République, Nicolas Sarkozy souhaite renouveler un mandat de plus et rattraper le temps perdu avec les Français. Mais qu’a t-il à dire aux personnes avec des problématiques d’accessibilité :

  • Supprimer les charges sur les emplois familiaux
  • Faire en sorte qu’aucun de nos compatriotes handicapés ne soit « sans solution », réduction du taux de chômage des personnes handicapées qui, depuis 2012, a explosé de +65%
  • Faire que l’augmentation de 25% soit effective
  • Les secteurs protégés et adaptés doivent donc être soutenus, de même que l’accès à la formation professionnelle adaptée

 

Si Nathalie Kosciusko-Morizet n’a pas tellement parlé dans les médias sur le sujet du handicap, cela s’avère être un véritable axe de campagne pour les autres candidats, qui seront fixés dès le dimanche 20 novembre sur leur participation ou non au second tour des primaires. Pour ce qui est de la tenue de leurs promesses, il nous faudra un petit peu plus de temps pour voir ce qu’il en est véritablement.

 

 

 

 


Les Grands Travaux de l’Entre-deux-mers


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Si vous ne connaissez pas l’Entre-Deux-Mers, il s’agit d’une région naturelle du grand Sud-Ouest français, située au sud-est de Bordeaux, dans le département de la Gironde. Et si la destination se veut déjà très appréciée des touristes, l’idée est d’en faire une référence du tourisme accessible, d’où la mise en place d’un projet territorial.

L’Office de Tourisme de l’Entre-deux-Mers a donc répondu, en septembre 2014, à un appel à projet régional nommé « territoires touristiques accessibles à tous », qui consiste à rendre le territoire accessible à tous. D’ici 2017, l’Entre-Deux-Mers mettra en place un plan d’actions pour devenir le plus accessible possible.

 

Une stratégie particulière

Le projet repose sur 3 grandes idées :

  • un travail important de sensibilisation des équipes des offices de tourisme et des prestataires touristiques
  • la construction et développement d’une offre touristique innovante et accessible, via les objectifs suivants :
  • Rendre l’offre patrimoniale accessible
  • Rendre l’offre œnotouristique et agritouristique accessible
  • Rendre l’offre d’itinérance accessible

 

  • la mise en place d’une stratégie d’accueil intégrée pour une destination accessible à tous en créant une politique de communication et de commercialisation offensive.

 

Un accompagnement total

Dans le cadre de ce projet, l’Entre-Deux-Mers compte accompagner les acteurs impliqués d’une façon complète et adaptée. Premièrement, l’Office de tourisme de l’Entre-deux-Mers, par le biais de la région, dispose d’une enveloppe de 200 000 € pour le soutien des projets de loisirs innovants et accessibles. Ilest également possible de bénéficier d’un co-financement européen, en fonction des projets.

Lundi 7 novembre, l’Office de Tourisme a organisé une soirée spécialement dédiée au projet et regroupant de nombreux acteurs du tourisme et du handicap de la région. À Camblanes et Meynac, l’heure était aux loisirs accessibles et à la mise en avant de projets innovants, dont Picto Travel.

Nous nous sommes entretenus avec Charlotte Genet, chargé de développement à l’Office de Tourisme de l’Entre-Deux-Mers :

 

  • Quel est l’objectif espéré de la soirée de lundi soir ?

« Notre objectif est de permettre à nos acteurs touristiques de découvrir des solutions pour adapter leur offre de loisirs et de pouvoir discuter avec des personnes qui ont déja mis en place certaines choses pour démystifier un peu tout ce qui tourne autour de l’accessibilité. C’est un terme qui parfois fait un peu peur ! Lors de cette soirée, on veut mettre en avant les bonnes idées et laisser un peu de côté les aspects contraignants. »

 

– Selon vous, quels sont les lieux déjà accessibles de la région que nous pouvons mettre en avant ?

« Aujourd’hui, nous n’avons pas forcément beaucoup d’offre de loisirs exemplaires en la matière ! C’est tout l’intérêt de notre appel à initiatives! Donner un coup de pouce financier qui permettra de développer cette offre qui nous manque. Nous avons néanmoins des offres de sites touritiques, d’hébergements, etc. qui sont labelisées Tourisme & Handicap mais nous pouvons aller encore plus loin ! »

 

– Pouvez-vous mettre en avant vos motivations à prendre part à ce grand projet ?

« Pour nous, travailler sur l’accessibilité de notre offre touristique, c’est certes répondre à des enjeux liés au handicap ou au vieillissement de la clientèle touristique par exemple mais c’est d’une manière générale apporter plus de confort dans l’expérience de nos touristes. Travailler l’accessibilité, c’est améliorer la qualité d’usage pour tous et donc s’assurer de la satisfaction de nos clients et d’une image positive pour la qualité d’accueil sur notre territoire de l’Entre-deux-Mers. »

 

Picto Travel soutient à 100% le projet de cette belle région et souhaite une bonne continuation à l’Office de l’Entre-Deux-Mers pour les mois restants !


Accessiblement Votre 6 : Amiens


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Amiens. Ex-capitale picarde connue pour sa cathédrale, son stade de la Licorne ou encore pour le quartier animé de Saint-Leu. Désormais, vous saurez que la ville est accessible à tous. En effet, la ville a pris des mesures radicales pour rendre un parcours de plus de 9 km 100% adapté aux personnes à mobilité réduite, avec des problématiques d’accessibilité, ou en situation de handicap. Picto Travel a pu faire un bilan, plutôt positif, de l’accessibilité de la ville.

 

Le grand changement pour la ville : bénéficier de la marque « Destination pour tous »

 

À l’entame du grand projet de faire labélliser Amiens comme une « destination pour tous », l’objectif était de rendre la ville accessibles aux touristes à mobilité réduite, mais aussi de rendre plus confortable le quotidien des amiénois. De la Maison de Jules Verne à la cathédrale Notre-Dame, tout devait devenir accessible. Mission accomplie pour la ville, qui a rendu adapté un parcours s’étendant sur 9 km, transports inclus. De ce fait, vous pourrez bientôt visiter sans soucis le Zoo, la maison du Théâtre ou encore le Parc Saint-Pierre. Adapter les voiries, la signalétique ou les bâtiments de la ville s’est fait avec la participation de groupes de travail composés de personnes en situation de handicap, afin de répondre au mieux à certaines problématiques d’accessibilité, ce qui rend le résultat d’autant plus qualitatif.

 

Des transports adaptés à tous

 

Côté déplacements, 100% des transports roulants de la ville ont été rendus accessibles, et cette nouveauté sera évidemment accompagnée par une formation des chauffeurs. De plus, à Amiens, vous trouverez d’ici 2019 des quais revêtis en terme de couleur, afin qu’ils soient adaptés à tous, et notamment aux personnes en situation de handicap mental. Les quais sont à 71% accessibles dans la métropole, mais à 100% pour ce qui est du parcours de 9 km, l’idéal pour se déplacer dans cette ville pleine de richesse culturelle.

 

La ville sera de plus en plus accessible

 

Lorsque j’ai demandé une date de fin à la chargé de la mission handicap de la ville, elle m’a répondu qu’il n’y en avait pas, car la ville sera continuellement en chantier pour étendre ce parcours accessible. Mais n’ayez crainte, beaucoup a déjà été fait pour ce qui est des hôtels, restaurants ou lieux touristiques accessibles, que vous pourrez retrouver sur le site de Picto Travel.

 

 

Il y a donc beaucoup de bons éléments à retenir de mon entretien, qu’il s’agisse de la motivation de la mairie pour rendre la ville adaptée à tous, ou des résultats déjà visibles. Donc pour des idées de week-end ou de séjour, Amiens vous ouvre ses portes et la destination est chaudement recommandée par Picto Travel !

 

  • Bus
    Bus
  • Cathédrale
    Cathédrale
  • 3 Cailloux
    3 Cailloux

Rio 2016 : Quel Bilan pour les Jeux ?


Les Jeux Paralympiques se sont achevés dimanche dernier, avec un score final de 28 médailles remportées par les françaises et les français, mais pas que. En effet, si l'aspect sportif a fait couler beaucoup d'encre, il reste tout autant intéressant de se pencher sur les aspects économique, social et aussi humain qui ont également fait briller la cause du handicap devant le monde entier. Retour sur une quinzaine brésilienne forte en émotion.

SOYONS SPORT : LA CHINE, ROULEAU COMPRESSEUR PARALYMPIQUE

Comme à Londres il y a quatre ans, la Chine a largement dominé cette 15e édition des Jeux avec 238 médailles dont 107 en or. Au tableau des nations les plus médaillées suivent la Grande-Bretagne, l’Ukraine, les Etats-Unis et l’Australie. La France, menée par l’athlète Marie-Amélie Le Fur et ses trois médailles en quatre épreuves, termine à la douzième place avec 28 médailles, dont neuf en or, 5 en argent et 14 en bronze. 

NOS PENSÉES VONT À BAHMAN GOLBARNEZHAD

Si son nom ne vous dit peut-être rien, son tragique accident, lui, vous mettra peut-être la puce à l'oreille. Bahman Golbarnezhad était un cycliste paralympique iranien de 48 ans, décédé samedi lors de la course cycliste masculine sur route, ouverte aux catégories de handicap C4-5, légères déficiences physiques ou mentales : il a perdu le contrôle de son vélo, sa tête a heurté le sol et il a succombé à un arrêt cardiaque. Pour la cérémonie de clôture dimanche soir, les 4 350 athlètes représentant 159 nations et le public du Maracana ont rendu hommage à ce champion. 

DES STADES PLEINS ET UN EXPLOIT DES VENTES DE TICKETS

Au matin du 16 août, seulement 300 000 billets des Jeux paralympiques avaient été vendus, soit 12%. En fin de compte, plus de 2,1 millions de tickets ont été vendus sur les 2,5 millions proposés, la deuxième meilleure vente après Londres, en 2012, pas mal du tout ! Et ce n'est pas tout. Si les Jeux Paralympiques ont été une réussite en terme de vente de billets, ce ne fut pas le cas pour les JO, jugés beaucoup trop chers par la population locale. Ainsi, les Jeux Paralympiques ont battu la fréquentation des Jeux Olympiques avec plus 170 000 spectateurs, incroyable !

UNE VISIBILITÉ DE PLUS EN PLUS REMARQUÉE

Et oui, les Jeux c'est aussi médiatique et marketing, et à l'image de la couverture inédite proposée par France Télévision sur notre territoire, cette 15ème édition a connu un véritable boom médiatique. De quoi faire découvrir au plus grand nombre le sport paralympique et valoriser les performances sportives au même titre que pour les athlètes olympiques. Selon France Télévisions, 13,6 millions de téléspectateurs ont suivi au moins quinze minutes de direct retransmises sur les antennes du groupe au cours des onze jours de compétition. En Grande-Bretagne, Channel 4A, pour sa part, diffusé un record de cent soixante-cinq heures de direct à la télévision. 

 

Les Jeux Paralympiques connaissent de plus en plus de succès, à la limite de nous faire croire que les Jeux ne s'arrêtent jamais, de mi-août jusque mi-septembre. Si beaucoup de points sombres sont ressortis des Jeux Olympiques, les Paralympiques étaient au contraire beaucoup plus décomplexés. Les athlètes visitaient des centres sportifs brésiliens défavorisés et la communion entre eux et les spectateurs étaient tout simplement géniale. Tout un mélange de bonne humeur, de dépassement de soi et de réussite médiatique qui nous fait saliver en vue des Jeux de 2024, que pourrait organiser Paris !


Les trois mousquetaires des jeux de Rio


Ils sont trois à avoir remporté les 4 médailles d’or françaises des Jeux Paralypiques de Rio 2016. Sur 15 médailles remportées au total, la France est 21ème au classement, et nous avons voulu revenir sur les trois personnes aussi talentueuses que courageuses qui ont mis la France au sommet du monde de leur discipline.

AMELIE LE FUR TRANSFORME TOUT EN OR !

Née en septembre 1998, Amélie Le Fur est une passionnée de sport depuis toute petite, et n’a pas baissé les bras après un accident de scooter en 2004 qui lui a valu l’emputation d’une jambe. En effet, dès 2006, Amélie arrive seconde aux championnats du monde d’athlétisme à Assen (Pays-Bas) dans les trois disciplines qu’elle dispute : le 100m, le 200m et le saut en longueur. À Rio, 10 ans plus tard, Amélie Le Fur remporte deux médailles d’or en 400m et en saut en longueur, un véritabla exploit. La sportive se donne à fond pour réussir ce qu’elle entreprend. Elle se soumet à neuf entraînements par semaine, “ce qui représente entre 15 et 20 heures de travail”, racontait-elle à La Croix, lors de sa préparation pour l’événement à Blois. “Le rythme est encore plus soutenu lorsque je pars en stage”. Et oui, pas facile la vie d’athlète, paralympique ou pas !

SANDRINE MARTINET MET TOUT LE MONDE K.O !

Elle a peu dormi après son combat pour retrouver sa famille au plus vite. Mal-voyante depuis la naissance, Sandrine Martinet a désormais une médaille d’or en poche. Jeudi 8 septembre, ils étaient tous là dans les tribunes pour porter en triomphe la nouvelle championne paralympique. Née en novembre 1982, Sandrine Martinet-Aurières est une judoka paralympique qui a emmené la France au sommet des Jeux pour la première fois de sa carrière à Rio. Avant cela, la jeune combatante mal-voyante avait remporté la médaille d’argent des Jeux d’Athènes en 2004 et de Pékin en 2008. Cinquième à Londres, elle a voulu prendre sa revanche en terre brésilienne. “À la fin du combat, c’était l’explosion de joie. J’étais sur un nuage, c’était vraiment merveilleux. J’ai bossé dur pour obtenir cette médaille et j’ai été récompensée. Je vais pouvoir la partager avec toute ma famille”, a raconté Sandrine Martinet à France Télévisions, qui dans la vie est kinésithérapeute.

FABIEN LAMIRAULT PASSE À TABLE !

Déjà champion d’Europe puis champion du monde, en individuel comme par équipe, Fabien Lamirault est devenu, le 13 septembre 2016, champion paralympique en tennis de table, en catégorie classe 2, quatre ans après avoir fini en bronze à Londres pour ses premiers Jeux. Né en mars 1980, Fabien Lamirault rajoute cette médaille à celle remportée aux championnats du monde de tennis de table en 2003. “C’est un rêve qui se réalise”, témoigne-t-il à l’antenne de France Télévisions. Paraplégique depuis l’âge de 17 ans suite à un accident de la route, Fabien Lamirault enchaîne les victoires. Déjà champion d’Europe et champion du monde, il décroche aux Jeux Paralympiques de Rio son premier titre olympique.

Il reste quelques jours pour aller chercher une dernière médaille ? Chez Picto Travel, on y croit dur comme fer ! 😉


Handivalise, l’accompagnement dont vous rêviez


L’adage « on est jamais mieux servi que par soi-même » est devenu ringard depuis fin juillet, car c’est à cette date qu’est né Handivalise. Handivalise, ce n’est pas une marque de bagage mais bien le tout premier service d’accompagnement des personnes en situation de handicap par des personnes valides, partout en France dans n’importe quel moyen de transport.

Le principe est simple, il s’agit de mettre en relation un accompagné et un accompagnateur potentiel qui réalisent le même trajet, un peu comme un Blablacar adapté qui inclut tous les moyens de transport. Si la jeune entreprise a pour leitmotiv l’aide à la personne, elle est d’autant plus communautaire et sociale en favorisant le rapprochement et l’entre aide entre personnes en situation de handicap et personnes valides, comme nous l’a si bien raconté Anne Keisser, co-fondatrice d’Handivalise :

« Handivalise est né dans cette philosophie: ouvrir “le monde du handicap” au “monde valide” en apportant l’énergie de la jeunesse et la simplicité des nouvelles technologies collaboratives. »

Et ces valeurs ne datent pas d’hier pour la jeune femme, et il faut remonter à l’enfance pour connaître la belle histoire qui a mené Anne et Olivier, le second co-fondateur, a fonder la marque  :

« J’ai grandi avec ma sœur jumelle Caroline, handicapée mentale. Caroline ne peut prendre les transports seule, il est donc difficile de la faire venir du Havre à Paris le temps d’un week-end faute d’accompagnement. Face à ce constat d’absence de solution d’accompagnement dans les transports pour les personnes handicapées, Olivier, le second fondateur a eu l’idée de monter un projet de mise en relation permettant à tout un chacun de profiter de son trajet pour accompagner une personne handicapée. J’ai été convaincue par cette idée et y ai trouvé un moyen d’agir pour ce monde du handicap que je côtoie depuis toute petite. »

Pour développer le projet, Handivalise se base sur l’économie collaborative en permettant aux accompagnateurs de bénéficier des tarifs abordables fixé par les accompagnés pour le trajet à effectuer. Très vite, le projet a déjà conquis le coeur des utilisateurs, comme nous l’a raconté Anne : « La plateforme est en ligne depuis 1 mois. Nous avons réalisé 5 trajets pendant le mois d’août, 170 utilisateurs sont inscrits sur la plateforme, et une centaine de trajets ont été postés depuis le lancement. (…) Les objectifs à termes sont de créer une réelle communauté avec un réseau d’ambassadeurs locaux. Handivalise souhaite devenir la solution pour permettre à tous de voyager à prix réduit. »

Picto Travel soutient à 100% son nouveau partenaire, que nous sommes très fier de compter à nos côtés, et comme tout partenaire, nous leur avons demandé de vous laisser un petit message : « Ne vous mettez plus de barrières, profitez d’internet pour vous ouvrir les portes et découvrir plein de nouvelles possibilités ! Voyagez, faites de nouvelles rencontres, amusez-vous 🙂 »

 

À bientôt tout le monde !


Les disciplines des Jeux Paralympiques


À quelques jours de l’ouverture des jeux paralympiques de Rio 2016, Picto Travel a décidé de faire un focus sur le handicap et le sport. Plus précisement, nous allons vous présenter certaines disciplines inédites, où parfois dérivées des sports olympiques. Le Bocchia, le foot à 5 ou encore le Goal-Ball n’auront plus de secret pour vous, une fois les jeux arrivés.

 

Le Boccia, ou la handi-pétanque
Apparenté à la pétanque, la Boccia est pratiquée par les personnes valides ainsi que par les personnes en situation de handicap en catégorie handisport. Au début du match, un tirage au sort désigne l’équipe qui aura les boules rouges et celle qui aura les boules bleues. L’équipe rouge commence la partie en lançant une boule blanche appelée « jack ». L’objectif de chaque équipe est d’envoyer ses boules le plus près possible de la boule blanche. Le sportif en fauteuil roulant peut lancer ses six boules avec la main, le pied ou à l’aide d’un appareil. Les parties sont mixtes et peuvent se dérouler individuellement, en couples ou en équipes de trois joueurs. La durée d’une partie ne peut excéder 50 minutes.

Le Cyclisme, passage du 2 au 3 roues

Le cyclisme handisport est un sport dérivé du . Les prototypes de vélocimanes datent du début du XXe siècle, le vélo pour handicapés physiques date des années 1960, le tandem pratiqué par les déficients visuels des années 1970, et enfin le handbike pour les personnes en fauteuil roulant des années 1990. Le cyclisme de compétition comprend deux disciplines : le cyclisme sur route et le cyclisme sur piste. Le cyclisme sur route est pratiqué en extérieur et le cyclisme sur piste dans un vélodrome.

Foot à 5, dit Cécifoot

Le “Cécifoot” est un handisport pratiqué par des athlètes déficients visuels (malvoyants ou non-voyants). Il est créé en 1987 en France, et suit les règles de la FIFA, avec des aménagements pour tenir compte du handicapdes joueurs. Les participants jouent sur des terrains de handball bordés de barrières latérales de 1,30 mètre de haut. Le match oppose deux équipes, composées, chacune, de quatre joueurs de champ, de quatre remplaçants et d’un gardien de but voyant. Il y a également un préposé au guidage, qui se trouve derrière le but adverse et indique à l’attaquant la position de la cage. Les joueurs peuvent repérer le ballon au bruit émis par les grelots qu’il contient. Les joueurs ont tous un bandeau, pour être au même niveau de non-vision.

Le Goal-Ball, le but-à-but

Le goalball est un sport de ballon qui est pratiqué par des sportifs déficients visuels, inventé après la Seconde Guerre mondiale. Le principe est simple, c’est un 3 contre 3 (en face-à-face), où un lanceur, débout, fait rouler une balle, comme au bowling, jusqu’au but adverse. Deux attrapeurs, couchés au sol, doivent intercepter le tir.

Le Rugby-Fauteuil, pour finir roue-contre-roue

Le rugby-fauteuil est un handisport dérivé du rugby à XV, du hockey sur glace et du basket-ball, pratiqué par des handicapés moteurs en fauteuil roulant. Ce sport a été inventé au Canada en 1976. Il oppose deux équipes de quatre joueurs sur un plancher. L’objectif de chaque camp est de mettre le ballon dans le but adverse et de le faire plus souvent que l’autre équipe.

L’objectif est de faire pénétrer un ballon sphériquedans un en-but long de 8 m sur 1,75 m de largeur. Le but est considéré marqué quand le ballon a entièrement franchi la ligne médiane tracée au sol entre les deux plots.

Le match dure 32 minutes en quatre périodes de huit minutes, chacune entrecoupée d’une pause de 2 minutes et 5 minutes.

 

D’autres disciplines seront au rendez-vous à partir du 7 septembre :

 

Rendez-vous dans une semaine, pour terminer cet été en beauté grâce à nos champions français !


Les podcasts accessibles de Mélanie sur Signe2Mains


Il y a quelques jours, Picto Travel a eu l'honneur de faire la rencontre de Mélanie Deaf, une jeune youtubeuse en plein expension. Sa particularité ? Mélanie est déficiente auditive de naissance, ce qui ne l'empêche pas de savoir parler et de signer. En effet, toutes ses vidéos sont traduites en langues des signes française et sous-titrées, ce qui les rendent complètement accessibles à tous. Sa déficience, ses passions, ses délires, Mélanie nous fait partager son quotidien avec humour et bonne humeur. 

Mélanie a grandi dans une famille d'entendants, et a su, de ce fait, parler avant de savoir signer. En effet, Mélanie a appris la langue des signes française en 2011 au lycée grâce à l'option LSF. Depuis, la jeune Youtubeuse souhaite devenir professeur de Langue des Signes. D'ici là, Mélanie fait des podcasts pour se divertir et divertir les autres, et a même eu l'occasion de sous-titrer une vidéo de la célèbre Youtubeuse Natoo. 

Nous avons rencontré la jeune vidéaste aux 7 000 abonnés, et avons pu lui poser quelques question pour la rédaction de cet article.

 

BONJOUR, PEUX-TU TE PRÉSENTER ?

–> Bonjour ! Je m'appelle Mélanie, je suis sourde de naissance et je suis appareillée des deux oreilles. Grâce à mes appareils auditifs, je capte des sons et cela m'a permis à apprendre à parler. Aujourd'hui, je sais parler mais je sais signer aussi car j'ai découvert la langue des signes en allant en Seconde (dans mon lycée). J'ai deux chaînes YouTube : 

– Signe2Mains : dans cette chaîne, je signe. J'enseigne la langue des signes, je fais des vidéos concernant des évènements etc. Toutes les vidéos sont sous-titrées.

– MélanieDeaf : dans cette chaîne, je parle. Toutes les vidéos sont sous-titrées, il suffit de les activer sur YouTube. Dans cette chaîne, j'ai envie de m'exprimer afin de montrer aux entendants que les sourds peuvent tout faire ! Qu'il n'y a pas de différence.

 

QU'EST-CE QUI T'AS MOTIVÉE À DEVENIR LA PREMIÈRE YOUTUBEUSE DÉFICIENTE AUDITIVE ?

–> Au départ, j'ai crée un site internet, je racontais mon histoire depuis petite concernant ma surdité. En voyant le nombre de visite augmenter, les commentaires : ça intéressait beaucoup de personne. J'étais ravie et un jour ma mère m'a demandé "pourquoi tu ne fais pas de vidéos YouTube comme les filles qui font le make up mais en langue des signes ?" Cela m'a fait un tilt et j'ai commencé à faire une petite présentation en Langue des Signes. Le nombre de vues a augmenté, alors j'ai continué et cela ne s'arrête plus. J'ai voulu faire diffuser la langue des signes à un nombreux publics afin qu'ils sachent que les sourds sont présents et qu'il faut s'adapter à nous.

 

EN REGARDANT TES VIDÉOS, NOUS AVONS PU VOIR QUE TU PARLAIS. COMMENT AS-TU APPRIS ? ETAIT-CE DIFFICILE ?

–> En effet, je parle depuis petite car ma famille est entendante, je suis la seule sourde. Etant petite, j'allais dans des associations pour apprendre à parler avec des orthophonistes. Et depuis, je parle beaucoup avec ma famille. Pour ma part, c'était surement très difficile au début mais aujourd'hui, c'est très simple. Il faut savoir que je n'ai pas un bon vocabulaire mais je parle normalement.

 

EST-CE QUE, MALGRÉ LE FAIT DE PARLER, IL T'ARRIVE DE RENCONTRER DES PROBLÉMATIQUES D'ACCESSIBILITÉ AU QUOTIDIEN ?

–> Oui comme les appels au téléphone (pour les rendez-vous), je demande à ma mère pour m'aider car ce n'est pas possible de comprendre au téléphone. Je lis sur les lèvres. Sinon, je me débrouille bien pour parler devant des inconnus.

 

BEAUCOUP DE JEUNE S'INSPIRENT DES YOUTUBEURS COMME NORMAN OU CYPRIEN, EST-CE QUE MÉLANIE DEAF EST LA NOUVLELE RÉFÉRENCE EN TERME DE PODCAST ACCESSIBLE ?

–> MélanieDeaf peut être la nouvelle référence en terme de podcast accessible, oui ! Mais ce n'est que le début, j'essaie de sensibiliser par rapport à la surdité puis on verra par la suite …

 

QUEL MESSAGE AS-TU ENVIE DE TRANSMETTRE À NOTRE COMMUNAUTÉ ?

–> J'ai envie de vous dire : si vous voyez un sourd ou un malentendant, parlez avec cette personne que si vous connaissez la langue des signes, cela peut lui faire plaisir et vous améliorer ! Nous vous accueillons avec grand sourire ! 

 

Toute l'équipe de Picto Travel remercie Mélanie pour ces réponses, et souhaite beaucoup de réussite à ses chaînes. Nous suivrons son évolution de près !


Accessiblement Votre #5 : Reims


Si il faut que je retienne une chronique parmi ces cinq dernières, ça serait celle-ci. Effectivement, je suis parti jusque dans la Marne pour faire un état des lieux de l’accessibilité de la ville de Reims, et c’est un sans-faute. J’ai également eu l’honneur de faire la rencontre de Madame Florence Faye, référent handicap de l’Office de Tourisme. Retour sur une journée rémoise accessible.

 

9H-10H : Du Stade au Centre-Ville, l’accessibilité est au rendez-vous

Je suis arrivé aux alentours de 9h en terre rémoise, commençant mon parcours au Stade Auguste-Delaune, légèrement en périphérie de la ville. Le stade est accessible aux personnes en fauteuil, aux personnes âgées et aux femmes enceintes, et je n’ai malheureusement pu avoir aucune autre info, le lieu étant fermé au public. Pour se diriger vers le centre-ville, il me fallait emprunter les transports en communs et notamment le très beau tramway du réseau Citura. Oui, même les tramways sont beaux à Reims, et devenez quoi, ils sont accessibles à 100%. En effet, aucun marche pied pour accéder à des rames adaptées, spacieuses proposant de l’espace pour les fauteuils et poussettes et des sièges pour les PMR et séniors. Des boutons d’aide sont disponibles partout dans le tram, une véritable démonstration d’accessibilité.

 

10H-13H : Centre-Ville de Reims, boutiques, restos et activités accessibles

Je suis arrivé dans le centre-ville vers 10h, en profitant pour aller prendre un café en terrasse. Et oui, il faut bien se détendre à un moment donné ! Beaucoup de cafés et restaurants sont accessibles, le personnel est généralement très accueillant et n’hésite pas à proposer de l’aide. J’ai aussi visité des dizaines de boutiques accessibles aux PMR et fauteuils, la majorité des établissements étant en plain pied, sans marche à l’entrée. En gros, si vous prévoyez une journée shopping accessible, nous vous conseillons vivement de la passer dans la Marne, notamment si vous aimez le champagne. En effet, Reims compte plusieurs caves à champagne accessibles, incluant les caves Mumm, Veuve-Cliquot ou encore Pommery, à consommer avec modération de toute évidence. Pour déjeuner le midi, je suis entré dans un McDonald’s aux côtés d’une famille avec poussette, et la jeune femme a été prise en charge immédiatement par une jeune serveuse qui l’a accompagné à un ascenseur, lui proposant également de commander à l’étage et de la servir à table. Encore une fois, l’accessibilité est au rendez-vous, et ça ne s’arrêtera pas de sitôt !

 

14H30 : Rencontre avec Madame Faye, discussions autour du handicap

Pour discuter de l’accessibilité de la ville, Madame Faye, référent handicap à l’Office de Tourisme, m’a très gentiment invité au sein des locaux de l’Office, qui sont entièrement accessibles. Marquages au sol, boucles magnétiques, personnel signant la Langue des Signes Française etc, encore une fois, Reims m’a surpris par sa modernité et son accessibilité. J’ai ainsi pu présenter notre service, avant que Madame Faye ne me parle des différents lieux accessibles à Reims. En très grande majorité, les activités rémoises sont accessibles. De la célèbre cathédrale aux cinémas Gaumont, Reims est au point en terme d’accessibilité. En conclusion de notre entretien, j’ai pu poser quelques question à mon interlocutrice :

 

Reims est clairement au point en terme d’accessibilité, mais sans compter la population de la ville, recevez-vous beaucoup de personnes avec des problématiques d’accessibilité ?

"Depuis les nouveau locaux, nous recevons beaucoup de monde. Nous avons par exemple un peu plus de 3 000 personnes le week-end de l’assomption, incluant quelques personnes en fauteuil ou avec des personnes âgées, autant dire qu’il est fréquent de recevoir des personnes à mobilité réduite et en situation de handicap.

Le Festival Ciné Sourd attire également énormément de public en situation de déficience auditive, notamment venus de l’étranger ! Nous avons 2 employés qui maîtrisent la LSF au sein de l’office. L’an dernier, ce festival a permis à Reims de recevoir environ 10 000 personnes en situation de handicap, logées par l’Office de Tourisme."

 

Comment vérifiez-vous l’accessibilité des lieux que vous conseillez à vos visiteurs ?

"Nous avons visité certains lieux, mais des partenaires et associations relayent des informations également. Il arrive aussi à nos collègues de remplir cette tâche lorsque nous sommes occupées (cf. Madame Faye et sa collègue)."

Ma visite s’est terminée dans le parc Léo Lagrange, également accessible et surtout reposant, ce qui m’a permis de tirer un bilan de ma journée. Reims est une ville clairement accessible, qu’il s’agisse de son patrimoine ou de ses activités ou commerces. J’ai donc pu référence 137 lieux supplémentaires sur nos cartes, alors n’hésitez pas à en profiter et à donner votre avis.

À très vite en terres accessibles wink,

Damien de Picto Travel


Les incroyables défis de Mobile en Ville


Mobille en Ville est une association de loi 1901 créée en 1998, avec pour but de favorise l’accessibilité des villes aux personnes en situation de handicap.

L’association rassemble des personnes en situation de handicap et des personnes valides qui font de l’accessibilité une priorité. Ensemble, ces personnes réalisent notamment un défi tous les deux ans depuis 2012, consistant à aller d’une ville à l’autre en fauteuil roulant, poussé par des personnes en rollers, et ce en plusieurs étapes.

Le premier défi reliait Paris à Londres, et a été mis en place dans le cadre des Jeux Paralympiques britanniques de 2012. Le prochain se déroulera de Paris à Strasbourg, du 18 au 23 août 2016. Retour sur les incroyables défis de Mobile en Ville.

 

2012 : CAP SUR LONDRES

En 2012, 50 personnes ont parcouru 500 kilomètres en 5 jours jusqu’à la capitale britannique, en ayant comme objectifs de « valoriser l’image du sport comme facteur de rencontre » et de « promouvoir le dépassement de soi par le sport pour atteindre un objectif ambitieux et relever un vrai challenge sportif ».

En associant personnes en fauteuil et personnes en rollers, Mobile en Ville a insuflé le mouvement appelé roller solidaire, et peux être fière de la création d’une association sœur en Angleterre, appelée « Wheels & Wheelchairs », qui a désormais un an d’existence.

 

2014 : EN ROUTE VERS BRUXELLES, POUR UNE EUROPE ACCESSIBLE

Du 18 au 22 août 2014, Mobile en Ville renouvèle son opération, aux côté de l’association belge RouliRoula, suite à la réussite flamboyante de la première édition de leur défi. Cette fois, c’est chez nos amis et voisins belges que l’association a décidé d’aller, toujours en fauteuil et en roller. Comme à Londres, le concept consistait à parcourir  les 500 kilomètres séparant les deux capitales sur cinq jours.

Les objectifs de cette deuxième édition du défi étaient de « développer un réseau associatif européen autour de l’accessibilité », de « communiquer autour de l’accessibilité », mais aussi de « montrer que le sport peut être à l’origine de rencontres enrichissantes entre des personnes en situation de handicap et des personnes valides ».

Cette opération aura permis aux participants au challenge de traverser 10 villes en France et en Belgique.

 

2016 : L’AVENTURE CONTINUE JUSQU’À STRASBOURG

Cet été, Mobile en Ville partira pour son troisième défi, reliant Paris à Strasbourg. En effet, du 18 au 23 août, 50 participants prendront la route en roller ou en fauteuil pour remplir de nouveaux objectifs. Cette année, le format sera légèrement différent que par le passé. Les participants verront leur parcours journalier raccourcis afin de pouvoir inclure plus de monde dans le projet, des participants les plus physiques à celles qui le sont moins. Mathilde Brodel, chargée de communication pour Mobile en Ville a gentiment accepté de répondre à nos questions concernant ce nouveau format et l’organisation du projet.

—> Quel sera le nouveau format du défi ?

Lors de ce troisième défi, un autocar déposera les participants à chaque départ d’étape avant qu’ils ne partent pour 30 kilomètres de randonnée pour le début de la journée. En fin de parcours, il restera 15 kilomètres à effectuer et qui seront ouverts au public de la ville traversée.

—> Quels sont les objectifs de cette troisième randonnée ?

« Nos objectifs sont de promouvoir le vivre ensemble, de sensibiliser grâce à la caravane de Mobile en Ville qui s’installera sur une place populaire. Les intervenants seront disponibles pour sensibiliser à la manipulation du fauteuil, échanger avec les habitants et de développer la randonnée solidaire à l’échelle nationale. »

—> Pouvez-vous me parler du « roule lomo », ce fauteuil utilisé lors de vos randonnées ? (photo en bas de l’article)

« Le fauteuil est aménagé d’une troisième roue à l’avant qui permet de surélever les petites roues avant du fauteuil pour apporter plus de stabilité et de maniabilité. Les nôtres sont équipées de freins et ainsi la personne en fauteuil devient acteur et créé un véritable binôme avec l'équipe de pousseurs rollers. C'est une façon de l'inclure véritablement dans nos randos et événements sportifs. »

 

Toute l’équipe de Picto Travel tient à remercier l’association Mobile en Ville et Mathilde Brodel pour avoir répondu à nos questions, bravo à cette association pour leurs projets, et bon voyage !